Attentat à la bombe à l’INFP

Enquête Incendie : Le bureau du service comptabilité de l’INFP, a été la cible d’un attentat à la bombe incendiaire. Des documents ont été réduits en cendres.  Une colonne de fumée épaisse s’est élevée dans le ciel à Mahamasina, dans la soirée de vendredi. Le bureau de la comptabilité de l’Institut National de Formation Pédagogique (INFP) a été la cible d’un attentat à la bombe incendiaire. Des documents sont partis en fumée.

« L’explosif était fait d’un paquet de briquets à gaz relié à une machine à calculer. Il était muni d’une diode électroluminescente, faisant office de détonateur », indique un policier du commissariat de Mahamasina qui a fait le constat. « De visu, le dispositif était commandé à distance », a-t-il ajouté.

L’assemblage de briquets a explosé provoquant un embrasement.

L’incendie a éclaté aux environs de 19h30. « Le feu s’est déclaré au premier étage de l’un des bâtiments de l’INFP. A notre arrivée, la porte du bureau était déjà ouverte. Il nous a fallu plus d’une vingtaine de minutes pour venir à bout des flammes », rapporte un sapeur-pompier de deuxième classe ,qui faisait partie de l’équipe d’intervention.

« En faisant le déblai, nous avons mis la main sur une bombe artisanale, près d’une table de bureau. Elle était encore connectée à une prise, alimentée par le courant du secteur », met-il en évidence.
coffre-fort

Des débris de briquets jonchaient le carrelage, lorsque la police est arrivée sur place. Les enquêteurs ont emmené le reste du dispositif qui ne s’est pas désintégré, pour examen. Dans la foulée, ils ont relevé des indices susceptibles d’expliquer l’origine de cet incendie. À la lumière des premières enquêtes, une fête avait été organisée dans l’enceinte de l’INFP avant que le drame ne se produise.

« Vers 18h30, un agent de sécurité a fait la ronde pour s’assurer que tous les bureaux étaient bien fermés mais il y avait encore quelqu’un dans celui de la comptabilité », indique un responsable de la sécurité à l’INFP. « Quelques minutes plus tard, il a refait le tour de l’enceinte, mais une femme était encore en train de téléphoner dans le bureau. La porte n’était fermée qu’à son troisième passage », continue le responsable.

Peu de temps après la troisième vérification, un incendie a secoué le bâtiment. Un directeur, installé à l’étage supérieur a donné l’alerte, lorsque la fumée avait atteint son foyer.
Dans la panique, des riverains se sont rués au premier, théâtre de l’embrasement. « Il fallait enfoncer deux portes, pour atteindre le bureau qui a pris feu », relate un agent de sécurité. « Nous avons essayé d’éteindre les flammes à l’aide d’ extincteurs. C’est alors que les soldats du feu sont venus à la rescousse », enchaîne-t-il. Des gendarmes venus sur les lieux aux environs de 21 heures, ont constaté que le coffre-fort était intact.

Source : Seth Andriamarohasina, L’Epressmada.com
http://www.lexpressmada.com/mahamasina-madagascar/20895-attentat-a-la-bombe-a-l-infp.html